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PRÉVOYANCE

Prévoyance patrimoniale : assurance décès, invalidité et maintien de revenus.

Un arrêt de travail prolongé, une invalidité ou un décès prématuré peuvent anéantir en quelques mois un patrimoine constitué sur 20 ans. La prévoyance est le filet de sécurité qui protège les revenus, le conjoint et les enfants : c'est pourtant le placement le plus systématiquement oublié.

On assure sa voiture, son téléphone et son appartement. Rarement ses revenus. Les TNS et les dirigeants sont particulièrement exposés : leur couverture obligatoire est minimale. Les pages ci-dessous vous permettent de comprendre chaque dimension de la prévoyance avant de décider.

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Comprendre

La prévoyance patrimoniale : pourquoi c'est le placement oublié.

Résidence contemporaine en pierre entourée de végétation

Ce que la prévoyance couvre, et ce qu’elle ne couvre pas.

L’assurance prévoyance couvre trois types de risques distincts. L’incapacité temporaire totale (ITT) : versement d’indemnités journalières pendant un arrêt de travail, après le délai de carence contractuel.

L’invalidité permanente partielle ou totale (IPP/IPT) : rente ou capital versé en cas de réduction définitive de la capacité de travail. Le décès : capital ou rente versé aux bénéficiaires désignés.

Ce que la prévoyance ne couvre pas : la perte de revenus liée au chômage (hors couverture spécifique), les maladies préexistantes exclues contractuellement, et les situations antérieures à la souscription.

Les régimes obligatoires, qu’il s’agisse de la Sécurité sociale ou des régimes de salariés et de TNS, couvrent rarement plus de 50 à 60 % du dernier revenu en cas d’arrêt prolongé. La prévoyance complémentaire comble cet écart.

TNS et dirigeants : les plus exposés, les moins couverts.

Les travailleurs non salariés (TNS) et les dirigeants sont dans une situation de vulnérabilité patrimoniale particulière. La prévoyance en entreprise sous forme de contrat collectif obligatoire s’applique aux salariés, pas aux dirigeants assimilés salariés sur ce point.

Le gérant majoritaire de SARL et le travailleur indépendant relèvent du régime SSI (ex-RSI), dont les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité sont structurellement plus faibles que celles du régime général.

En cas d’arrêt prolongé, un dirigeant non couvert peut se retrouver avec des ressources très inférieures à ses besoins réels, ce qui l’oblige à puiser dans son épargne ou à liquider des actifs dans de mauvaises conditions.

Le contrat de prévoyance individuelle, Madelin pour les TNS, est le premier outil à mettre en place, avant même de réfléchir à l’optimisation fiscale de la rémunération.

Les trois dimensions de la prévoyance patrimoniale.

01

Protéger ses revenus en cas d'arrêt de travail

L’incapacité temporaire totale (ITT) est la garantie la plus fréquemment activée dans un contrat de prévoyance. Elle prend en charge le manque à gagner entre les indemnités versées par les régimes obligatoires et le revenu habituel, après un délai de carence contractuel (30, 60 ou 90 jours selon le contrat choisi). Trois paramètres sont déterminants pour évaluer la qualité d’une garantie ITT. La définition de l’incapacité : est-on considéré inapte dès lors qu’on ne peut pas exercer sa propre profession, ou seulement si l’on ne peut exercer aucune profession ? La durée maximale d’indemnisation : certains contrats plafonnent à 3 ans, d’autres couvrent jusqu’à l’âge de la retraite. L’option de maintien à 100 % du revenu : certains contrats permettent de calibrer précisément le montant des indemnités pour couvrir l’intégralité de la perte de revenus.

02

Protéger sa famille en cas de décès prématuré

L’assurance décès verse un capital ou une rente aux bénéficiaires désignés au moment du décès de l’assuré. Ce capital sert à couvrir les charges courantes du foyer, à rembourser les dettes en cours et à maintenir le niveau de vie des enfants pendant leur minorité. Une forme spécifique de prévoyance décès est l’assurance de prêt immobilier : elle garantit le remboursement du capital restant dû en cas de décès ou d’invalidité de l’emprunteur, évitant que le conjoint survivant ne se retrouve avec une dette immobilière sans les revenus pour y faire face. Depuis la loi Lemoine, cette assurance peut être changée à tout moment sans pénalité, ce qui peut représenter une économie significative sur la durée totale du crédit.

03

Anticiper la dépendance et la perte d'autonomie

La dépendance est le risque patrimonial le plus coûteux et le moins couvert. Le coût mensuel d’une structure d’accueil spécialisée peut dépasser les revenus de retraite de nombreux ménages, ce qui oblige à puiser dans le capital accumulé ou à solliciter les enfants. Deux approches patrimoniales permettent d’anticiper sans épuiser le patrimoine transmissible. L’assurance dépendance verse une rente en cas de perte d’autonomie partielle ou totale, à un coût d’autant plus faible que la souscription est précoce. Le démembrement de propriété permet d’organiser la transmission progressive du patrimoine immobilier tout en conservant l’usufruit, c’est-à-dire le droit d’y vivre ou d’en percevoir les loyers, ce qui préserve les liquidités disponibles pour financer un éventuel séjour en structure spécialisée.

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Comprendre les options

Commencez par comparer les solutions, leurs contraintes et leur horizon.

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QUESTIONS FRÉQUENTES

Les questions à se poser sur sa prévoyance.

Des repères sur l’arrêt de travail, l’invalidité, le décès et la dépendance.

Quelle différence entre prévoyance et assurance-vie ?

La prévoyance et l’assurance-vie sont deux outils complémentaires aux logiques distinctes. La prévoyance couvre des risques : elle verse des indemnités en cas de décès, d’invalidité ou d’arrêt de travail. Sa vocation est de remplacer un revenu perdu, pas de constituer un capital. L’assurance-vie est un support d’épargne et de transmission : elle capitalise des versements dans le temps et les restitue avec les gains, avec un avantage fiscal après 8 ans et un abattement successoral spécifique. Les deux répondent à des besoins différents et sont à souscrire simultanément dans une stratégie patrimoniale complète.

La prévoyance est-elle déductible des impôts ?

Partiellement, selon la nature du contrat. Les cotisations à un contrat collectif d’entreprise (salarié) sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur le revenu dans certaines limites. Pour les TNS, le contrat Madelin prévoyance permet de déduire les cotisations du bénéfice imposable, dans la limite du plafond Madelin. Les contrats individuels souscrits hors cadre collectif ou Madelin ne sont généralement pas déductibles. Cette dimension fiscale s’intègre dans une approche globale du patrimoine du dirigeant, à arbitrer avec un conseiller avant toute souscription.

Faut-il souscrire une prévoyance quand on est salarié ?

Oui, en complément de la prévoyance collective obligatoire. Les contrats collectifs d’entreprise couvrent rarement plus de 60 à 70 % du salaire en cas d’arrêt prolongé, et présentent souvent des angles morts sur l’invalidité permanente partielle, la dépendance ou les arrêts au-delà de 3 ans. Trois éléments sont à vérifier dans la notice d’information du contrat collectif : le délai de carence, la durée maximale d’indemnisation et la définition retenue pour l’invalidité. Les lacunes identifiées peuvent être comblées par un contrat individuel complémentaire adapté au profil.

Comment choisir son contrat de prévoyance ?

Cinq critères structurent le choix d’un contrat de prévoyance. Le niveau de garanties : capital décès, rente invalidité, indemnités journalières ITT. Le délai de carence : durée entre l’arrêt et le début des versements. La définition retenue pour l’invalidité : incapacité à exercer sa propre profession ou toute profession. La franchise et la durée maximale d’indemnisation. Les options de revalorisation des rentes dans le temps. Une page dédiée détaille les avantages d’un contrat de prévoyance et les questions à poser avant de souscrire, pour affiner ce choix selon le profil et le budget de l’assuré.

À EXPLORER

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