Ce que la prévoyance couvre, et ce qu’elle ne couvre pas.
L’assurance prévoyance couvre trois types de risques distincts. L’incapacité temporaire totale (ITT) : versement d’indemnités journalières pendant un arrêt de travail, après le délai de carence contractuel.
L’invalidité permanente partielle ou totale (IPP/IPT) : rente ou capital versé en cas de réduction définitive de la capacité de travail. Le décès : capital ou rente versé aux bénéficiaires désignés.
Ce que la prévoyance ne couvre pas : la perte de revenus liée au chômage (hors couverture spécifique), les maladies préexistantes exclues contractuellement, et les situations antérieures à la souscription.
Les régimes obligatoires, qu’il s’agisse de la Sécurité sociale ou des régimes de salariés et de TNS, couvrent rarement plus de 50 à 60 % du dernier revenu en cas d’arrêt prolongé. La prévoyance complémentaire comble cet écart.
TNS et dirigeants : les plus exposés, les moins couverts.
Les travailleurs non salariés (TNS) et les dirigeants sont dans une situation de vulnérabilité patrimoniale particulière. La prévoyance en entreprise sous forme de contrat collectif obligatoire s’applique aux salariés, pas aux dirigeants assimilés salariés sur ce point.
Le gérant majoritaire de SARL et le travailleur indépendant relèvent du régime SSI (ex-RSI), dont les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité sont structurellement plus faibles que celles du régime général.
En cas d’arrêt prolongé, un dirigeant non couvert peut se retrouver avec des ressources très inférieures à ses besoins réels, ce qui l’oblige à puiser dans son épargne ou à liquider des actifs dans de mauvaises conditions.
Le contrat de prévoyance individuelle, Madelin pour les TNS, est le premier outil à mettre en place, avant même de réfléchir à l’optimisation fiscale de la rémunération.