Aller au contenu
CRÉDITS

Les différents types de crédits : choisir le bon levier de financement.

Le crédit n'est pas qu'un moyen de financer un achat. C'est un outil patrimonial dont la structure détermine la rentabilité réelle, souvent davantage que le taux obtenu. Crédit amortissable, prêt in fine, prêt relais : chaque montage répond à une logique différente selon l'actif financé, l'horizon et la situation fiscale.

Choisir la mauvaise structure peut coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros sur 20 ans, même avec un taux compétitif. Les pages ci-dessous vous permettent de comprendre chaque montage avant de décider.

Résidence immobilière contemporaine entourée de végétation
Comprendre

Le crédit patrimonial en 2026 : un outil de levier, pas seulement un moyen de financer.

Résidence contemporaine en pierre entourée de végétation

Pourquoi le crédit reste un levier d’investissement difficile à obtenir autrement

Le crédit est l’un des rares outils qu’une banque met à disposition d’un particulier pour investir bien au-delà de son apport.

Peu d’autres classes d’actifs permettent un effet de levier de cet ordre sans capital propre significatif : en actions, obligations ou produits financiers, l’investissement repose le plus souvent sur des fonds déjà disponibles. C’est en investissement immobilier que le levier crédit démontre le plus sa puissance.

À cela s’ajoute la déductibilité des intérêts d’emprunt selon le dispositif : en location nue au régime réel, les intérêts viennent réduire les revenus fonciers imposables. En LMNP au régime réel, ils réduisent la base imposable en BIC.

Sur 20 ans, l’effet de levier du crédit peut devenir le facteur de performance dominant, bien avant le rendement brut de l’actif financé Il amplifie aussi les pertes en cas de baisse de valeur ou de vacance locative, et l’endettement reste encadré : 35 % des revenus au maximum, assurance comprise.

Taux, durée, garanties : les trois paramètres qui déterminent le coût réel d’un crédit.

Le taux nominal est le paramètre le plus visible lors d’une comparaison d’offres. Rarement le plus déterminant. Trois éléments structurent le coût réel d’un financement.

Premièrement, le TAEG, taux annuel effectif global, qui intègre les frais de dossier, l’assurance emprunteur obligatoire et les garanties : l’écart entre le taux nominal et le TAEG peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur la durée totale du crédit.

Deuxièmement, la durée : allonger la durée réduit les mensualités mais augmente le coût total des intérêts. Le bon arbitrage dépend de la capacité d’épargne et du projet patrimonial.

Troisièmement, les garanties : l’hypothèque et la caution Crédit Logement n’ont ni les mêmes coûts ni les mêmes implications en cas de défaillance. Ces trois paramètres sont le fil conducteur pour comparer les trois types de financement ci-dessous.

Par où commencer

Quatre situations, quatre stratégies de financement.

L'erreur la plus coûteuse : choisir le dispositif avant la stratégie. Partez de votre objectif, le bon véhicule en découle.
01

Financer un investissement locatif

Pour un investissement locatif nu, le crédit amortissable classique est la solution de référence : les intérêts sont déductibles des revenus fonciers et la dette diminue progressivement. Pour un bien en meublé, le prêt in fine s'associe particulièrement bien au statut LMNP : les mensualités limitées aux intérêts sont déductibles, le capital est remboursé à l'échéance via une épargne nantie (assurance-vie). Ce montage peut produire des revenus locatifs nets positifs dès le départ, là où un crédit amortissable génèrerait des mensualités supérieures aux loyers perçus. En contrepartie, le coût total des intérêts est plus élevé, le capital reste dû en totalité jusqu'à l'échéance, et les amortissements pratiqués en LMNP sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente depuis le 15 février 2025.

02

Financer l'acquisition de SCPI

Investir en SCPI à crédit permet de démultiplier la capacité d'investissement sans mobiliser toute son épargne. Le prêt in fine est souvent privilégié pour ce montage : les loyers trimestriels peuvent couvrir tout ou partie des intérêts mensuels, et le capital est remboursé à l'échéance via le réinvestissement des revenus ou une assurance-vie nantie. Sur un horizon de 15 à 20 ans, l'effet de levier peut significativement améliorer le rendement net sur fonds propres par rapport à un investissement en cash. En contrepartie, les revenus des SCPI ne sont pas garantis, la valeur des parts peut baisser et leur revente peut prendre du temps.

03

Financer un déficit foncier

Un crédit travaux finance les rénovations déductibles en location nue. Les intérêts d'emprunt sur ce crédit sont déductibles des revenus fonciers, et les travaux financés génèrent un déficit foncier imputable sur le revenu global dans la limite du plafond annuel. Ce double levier, déductibilité des intérêts et déduction des travaux, fait du crédit travaux un outil fiscal pertinent pour les contribuables à tranche marginale d'imposition (TMI) élevée disposant déjà de revenus fonciers, à condition de conserver le bien en location nue jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant l'imputation du déficit.

04

Optimiser un crédit existant

Trois leviers pour réduire le coût d'un financement en cours. La renégociation directe avec sa banque : pertinente quand l'écart de taux est suffisant et qu'il reste une durée significative. Le rachat de crédit par un autre établissement : obtenir de meilleures conditions en changeant de banque, avec des frais de remboursement anticipé à calculer. La délégation d'assurance emprunteur : depuis la loi Lemoine, il est possible de changer d'assurance à tout moment sans pénalité, pour une économie qui peut être significative sur la durée.

PASSER À L’ACTION

Un conseiller en gestion de patrimoine pour structurer votre financement patrimonial.

La structure du financement détermine souvent davantage la rentabilité que le taux obtenu. Un conseiller de nos cabinets partenaires peut comparer les montages (amortissable vs in fine), négocier avec les établissements et coordonner la partie fiscale.

  • ✓
    Spécialistes financement et ingénierie patrimoniale
    Crédit in fine, prêt relais, nantissement, optimisation de l'assurance emprunteur : des conseillers qui maîtrisent les montages de financement complexes et leurs implications fiscales.
  • ✓
    Des recommandations expliquées
    Des recommandations expliquées, une comparaison des offres et des structures de financement, et un mode de rémunération présenté dès le premier échange.
  • ✓
    Un premier échange sans engagement
    45 min pour échanger sur votre projet de financement et identifier un montage adapté à votre situation patrimoniale.
Couple examinant un dossier avec un conseiller
Premier rendez-vous · Sans engagement
Conseillers spécialisés · 14 régions
Bilan patrimonial

Faites le point sur votre stratégie de financement, en 3 minutes.

Vérifiez la soutenabilité du financement et son articulation avec vos autres objectifs patrimoniaux.
Démarrer mon bilan patrimonial →3 min · 100 % gratuit · sans engagement
QUESTIONS FRÉQUENTES

Les questions à se poser avant de contracter un crédit patrimonial.

Des repères pour comparer le taux, le coût total et les garanties.

Quelle différence entre un crédit amortissable et un prêt in fine ?

Le crédit amortissable est le crédit classique : chaque mensualité rembourse une fraction du capital et les intérêts correspondants. La dette diminue progressivement jusqu’à l’échéance. Le prêt in fine fonctionne différemment : les mensualités couvrent uniquement les intérêts, et le capital est remboursé en une seule fois à l’échéance, généralement via une épargne nantie ou une assurance-vie. Le prêt in fine est particulièrement adapté aux investissements locatifs où les intérêts sont déductibles et les loyers couvrent les mensualités, ce qui peut produire des flux nets positifs dès le départ, au prix d’un coût total d’intérêts plus élevé et d’un capital restant dû en totalité jusqu’à l’échéance.

Peut-on investir en SCPI à crédit ?

Oui, c’est un montage courant pour démultiplier sa capacité d’investissement immobilier. Le principe : les loyers trimestriels de la SCPI couvrent tout ou partie des intérêts du prêt. Le capital est remboursé à l’échéance via l’épargne constituée pendant la durée du prêt ou une assurance-vie nantie. Le prêt in fine est souvent privilégié pour ce montage car ses mensualités, limitées aux intérêts, peuvent être couvertes en tout ou partie par les revenus SCPI. Ces revenus ne sont toutefois pas garantis et la valeur des parts peut baisser : un effort d’épargne mensuel peut devenir nécessaire.

Comment renégocier son crédit immobilier ?

Trois options selon la situation. La renégociation directe avec sa banque est pertinente quand l’écart de taux est significatif et qu’il reste suffisamment de durée pour amortir les frais. Le rachat de crédit par un autre établissement permet d’obtenir de meilleures conditions sans l’accord de la banque initiale, avec des indemnités de remboursement anticipé à calculer. La délégation d’assurance emprunteur, possible à tout moment depuis la loi Lemoine, peut générer plusieurs milliers d’euros d’économies sans changer de banque. Notre hub taux et renégociation de crédit détaille les critères de déclenchement et les démarches pour chacune de ces trois options.

Qu'est-ce qu'un prêt relais et dans quel cas l'utiliser ?

Le prêt relais finance l’achat d’un nouveau bien immobilier avant la vente de l’ancien. La banque avance une fraction de la valeur estimée du bien à vendre, généralement entre 60 et 80 %, sur une durée de 1 à 2 ans maximum. Pendant cette période, l’emprunteur ne rembourse que les intérêts sur la somme avancée. Le risque principal : si le bien ne se vend pas dans les délais prévus, les deux financements se cumulent et peuvent peser sur la trésorerie. Ce montage est adapté aux marchés immobiliers dynamiques où les délais de vente sont maîtrisés.

Faut-il choisir un taux fixe ou variable ?

En France, les crédits immobiliers à taux fixe représentent l’immense majorité des souscriptions : la mensualité est constante sur toute la durée, quelle que soit l’évolution des marchés. Le taux variable, indexé sur un indice de référence, est généralement plus bas au départ mais expose à une hausse en cours de vie du crédit. En période de taux élevés, le taux variable capé, dont la hausse est limitée contractuellement, peut être pertinent pour les emprunteurs qui anticipent une baisse des taux et envisagent de renégocier. Le choix dépend du profil de risque, de la durée et du projet patrimonial.

À EXPLORER

Une approche patrimoniale globale.

Explorez les autres expertises pour coordonner l’ensemble de votre stratégie patrimoniale.

Structurez votre stratégie de financement avec un conseiller de nos cabinets partenaires.